bonne e pantalla 2016-02-28 a las 12.44.12

La connaissance des étapes peuvent vous aider à réaliser que le deuil est un chemin et que votre souffrance d’aujourd’hui, évoluera, et s’apaisera au fil du temps. Elles peuvent aussi vous fournir des points de repère et vous rassurer sur ce que vous vivez. Vos réactions ne sont pas “anormales”. 

Cette 2ième étape est l’étape la plus chaotique et effrayante de douleur, elle peut durer de 6 à 15 mois après les premiers mois qui suivent la perte.

 

LA RECHERCHE

« Mais où es-tu ? » 

         Le temps des obsèques est passé, et autour de soi, la vie semble reprendre son cours. Les proches et l’entourage sont souvent déjà retournés à ce qui fait leur quotidien.

Sa voix et son regard, son sourire et ses mimiques, son odeur, sa personnalité, nous manquent. On commence à mesurer le vide qu’elle a laissé dans notre vie. On ressent la souffrance de ne plus pouvoir partager de moments tendres et complices.

Le besoin de garder le lien

         À cette étape, on sait au niveau intellectuel, que la personne n’est plus. Mais on ne l’a pas encore intégré au plus profond de soi. On a besoin de toucher à ses vêtements, sentir son odeur sur l’une de ses affaires, de mettre son parfum, mettre des photos partout et d’aller se recueillir souvent au cimetière. Cette période dont on ne veut rien se départir de tout objet lui appartenant peut durer entre un an à deux ans. 

 Toutes nos pensées, tous nos actes et toutes nos paroles sont tournés vers elle dans un besoin viscéral de préserver le lien avec elle. On a besoin de parler d’elle encore et encore.

Cela demande du temps de transformer cette relation extérieure en une plus grande présence intérieure. Pour le moment, on ressent juste le besoin fort de rester proche, de prolonger le lien.

Par exemple, on se surprend à espérer un possible retour. On a l’impression d’entendre ses pas ou sa voix, de reconnaître son visage dans une foule. On pense tout le temps à l’être cher, il prend toute la place dans notre esprit, de jour comme de nuit et nous vivons aussi avec la peur d’oublier sa voix, son rire particulier ou sa façon de nous regarder. 

Cette souffrance peut revêtir aussi, selon chacun, les habits de la colère, de la culpabilité, du sentiment d’abandon, de la tristesse voir de la détresse.

Après environ 10 mois, il y a beaucoup moins de soutien extérieur, les gens appelle moins. Ils croient que nous allons mieux, mais NON ce processus de passage obligé, prend beaucoup plus de temps.  

À la fin de la 2ième étape on peut avoir l’impression de perde la personne une deuxième fois, mais avec moins de soutien de nos proches cette fois.

LA FUITE


Vous mobilisez une énergie colossale pour tenter de fuir la souffrance, comme si vous aviez conscience qu’’un gigantesque tsunami de souffrance se profilait à l’’horizon de votre vie et que vous essayiez de courir le plus vite possible, mais si vite qu’un jour l’endeuillé se noie dans le flot des activités, pour ne pas être submergé.

Cela se traduit, le plus souvent, par une agitation intérieure où vous vous sentez, sans cesse, sous tension.

Cette fuite en avant permet de différer la douleur, mais il serait naïf de penser qu’elle l’annulera ou la fera disparaître.

Il devra un jour ou l’autre, faire face à cette réalité. 

CE QUE L’ON N’EXPRIME EN MOTS,
LE CORPS, ÉVENTUELLEMENT, LE TRADUIRA EN MAUX !

Prenez soin de votre blessure

Les recherches qui ont mené à cet article :  Les étapes du deuil, Christophe Fauré, le deuil selon Elisabeth kubler Ross, témoignage d’endeuillés.