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Quand nous nous blessons physiquement, notre organisme a l’intelligence spontanée de mettre en route un processus de cicatrisation de la plaie physique. Ce processus naturel nous protège des agressions extérieures et répare les tissus lésés.
Il en va de même quand on perd quelqu’un qu’on aime : notre esprit a, lui aussi, une intelligence spontanée qui met en route un processus de cicatrisation de la plaie psychique que représente la perte de l’être aimé. C’est ce qu’on appelle le « processus de deuil » : ce processus est naturel et il nous est absolument nécessaire, si nous voulons restaurer notre équilibre intérieur et ne pas nous effondrer psychologiquement. C’est une protection qui nous permet de survivre au traumatisme violent de la disparition. Il faut bien comprendre que la mise en route du processus de deuil ne relève pas d’une décision de notre part : elle est inconsciente, automatique et immédiate après la perte de la personne aimée.

Le travail de deuil permet de canaliser la douleur et d’aller vers la guérison de la blessure intérieure. 

Il y a donc, d’un côté, le « processus de deuil » qui est spontané, naturel et indispensable et de l’autre, le « travail de deuil » qui est votre décision d’accompagner ce processus de deuil, du mieux possible.Le processus de deuil n’a donc rien à voir avec l’oubli de la personne que vous avez perdue ! Des outils existent pour vous accompagner dans votre traversée comme; écrire, dessiner, méditer, parler de votre récit, marcher dans la nature, des rituels. 

Les mots du deuil.


Plus nous rencontrons notre souffrance en plein coeur au lieu de la fuir, plus rapidement elle se transformera. N’oublions pas que   »Ce que l’on fuit, nous suit »


Le deuil est un processus de solitude ultime, qu’on le veuille ou non, ça nous ramène toujours au cœur de nous-même, et c’est dans ce lieu-là qu’on rencontre la peine, mais qu’on construit le lien. Et c’est pour cela que dans le vécu du deuil, il est essentiel d’être en lien avec les autres pour obtenir du réconfort, de la tendresse et de l’écoute. Mais également, de se ménager des temps où l’on est seul avec soi-même dans ce lieu d’élaboration où se distille le lien avec l’être perdu.

Enfin parlez-en parce que même si c’est obsessionnel au début, c’est une bonne manière non pas d’oublier, mais d’user la charge émotionnelle.  Si c’est trop difficile, si vous êtes trop isolé, n’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel.

Christophe Fauré.